Le travail artistique de Tamara de Wehr peut être qualifié de “léger” voire – osons le terme – accessible. Pour l'exposition à la galerie “Zur Matze”, l'artiste nous propose, entre autres, une série de dessins vectoriels représentant une partie des avions et des hélicoptères qui composent ou qui ont composé l'armée de l'air Suisse. Ceux-ci sont flanqués d'ornements architecturaux datant aussi bien de l'Antiquité que du Néoclassicisme en passant par la Renaissance. Pour Tamara de Wehr, l'avion est un signe marquant qui permet de mettre en exergue la fonction que tient le canton du Valais en tant que lieu de passage, de transition. D'ailleurs, le fait ne date pas d'aujourd'hui ; “le Roi du Simplon” Kaspar Jodok Stockalper qui fit ériger, au 17éme siècle, le château du même nom dans lequel se trouve la galerie fit aussi creuser le sentier muletier du col du Simplon pour favoriser le commerce de la soie entre Lyon et Milan.
Les motifs architecturaux figurant sur ses appareils permettent à l'artiste d'évoquer que cette Vallée n'est pas uniquement cantonnée dans son rôle de plaque tournante à des fins touristiques, commerciales et militaires mais qu'elle est aussi un carrefour culturel.
Le lien avec l'architecture exprime, ici, le rapport à l'immobile. Elle nous rappelle donc, à sa manière, que de nombreux artistes et intellectuels ont transité (Turner, Goethe, Litszt, etc.) mais aussi stationnée (Adorno, Rilke, etc.) au sein de cette région escarpée et cela continue à l'heure actuelle.
Tamara de Wehr ne porte pas de jugements politiques, écologiques ou autres sur la cohabitation de différentes sphères, qu'elles soient touristiques, urbaines, militaires, etc. En revanche, parmi cette réalité, elle cherche – elle s'amuse – à faire se rencontrer, se confronter ces milieux à travers une expérience esthétique. La manière de traiter ces représentations graphiques uniquement en noir et blanc permet de renforcer cette idée de neutralité. Nous retrouvons, en outre, cette approche aussi bien dans sa taxinomie des avions que dans la série des “Paysages”.
Les motifs architecturaux figurant sur ses appareils permettent à l'artiste d'évoquer que cette Vallée n'est pas uniquement cantonnée dans son rôle de plaque tournante à des fins touristiques, commerciales et militaires mais qu'elle est aussi un carrefour culturel.
Le lien avec l'architecture exprime, ici, le rapport à l'immobile. Elle nous rappelle donc, à sa manière, que de nombreux artistes et intellectuels ont transité (Turner, Goethe, Litszt, etc.) mais aussi stationnée (Adorno, Rilke, etc.) au sein de cette région escarpée et cela continue à l'heure actuelle.
Tamara de Wehr ne porte pas de jugements politiques, écologiques ou autres sur la cohabitation de différentes sphères, qu'elles soient touristiques, urbaines, militaires, etc. En revanche, parmi cette réalité, elle cherche – elle s'amuse – à faire se rencontrer, se confronter ces milieux à travers une expérience esthétique. La manière de traiter ces représentations graphiques uniquement en noir et blanc permet de renforcer cette idée de neutralité. Nous retrouvons, en outre, cette approche aussi bien dans sa taxinomie des avions que dans la série des “Paysages”.
Pilatus Porter, 2005
84 X 118,8 cm
impression à jet d'encre sur papier
84 X 118,8 cm
impression à jet d'encre sur papier
Paysage II, 2004
29,6 x 41 cm
encre de Chine sur papier à dessin
29,6 x 41 cm
encre de Chine sur papier à dessin
images : Tamara de Wehr copyright


1 commentaire:
Bonjour,
c'est intéressant, en effet. Mes compétences en la matière sont assez menues. Mais j'étais à l'expo de Brig avec un ami (est-ce que nous nous y sommes rencontrés?) et vos remarques sur les motifs architecturaux, sur leur façon, disons, de faire planer de l'immobilité, me parlent assez.
Bon vent à vous.
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